Wheelie, wheeling, roue arrière moto… peu importe comment vous l’appelez, lever la roue avant reste la figure reine du monde motard. Mais au-delà du geste spectaculaire, maîtriser la roue arrière en moto demande technique, progressivité et sécurité. Que vous soyez débutant curieux ou rider confirmé cherchant à perfectionner votre style, ce guide complet vous accompagne étape par étape.

La technique applicable pour les novices
Pour réussir une roue arrière, il faut fournir un coup de gaz pour lever l’engin. En outre, il est possible d’apporter un bon coup d’embrayage à mi-régime quand la puissance est disponible.
Toutefois, un peu d’embrayage suffit sinon le retournement devient risqué. Avant tout wheelie, il faut mettre le pied droit disponible pour appuyer sur le frein arrière.
Par ailleurs, il faut se familiariser avec le frein arrière afin de revenir sur les roues.
A propos du point d’équilibre
Afin de trouver l’équilibre, il convient de passer les vitesses. Il faut suffisamment s’entraîner pour découvrir les sensations afin de passer le 3ème, le 4ème et les autres vitesses.
Pour débuter le wheeling, la seconde vitesse est préférable. Comme la 1ère vitesse est plutôt courte, le fait de passer en seconde autorise un gain de hauteur.
En fait, le point d’équilibre est obtenu uniquement après le passage des vitesses. Il ne faut pas sauter les étapes et respecter son propre rythme.
Les variantes connues du wheeling
Le wheelie albatros revient à écarter puis à tendre les jambes. Le wheelie amazone demande à positionner ses jambes d’un seul côté.
Le Front Fender Grab vise à attraper le garde boue avant. Le wheelie superman consiste à allonger entièrement le corps.
Quant au wheelie cobra, il est un peu plus élaboré. Il faut commencer par effectuer des roues assises.
Après avoir cerné le point d’équilibre en vitesse 3ème, il faut saisir un angle capable de supporter le changement de position sans être vertical. Il faut pousser sur les jambes tout en demeurant proche de guidon.
Ensuite, il faut se lever avec les bras fléchis et remonter le corps le long du réservoir. Les adeptes des sportives et des roadsters doivent plutôt serrer les genoux sur le réservoir afin d’éviter de partir en arrière.
En vitesse seconde, faites en sorte de vous caler sur un angle moyennement élevé. Ensuite, il faut accélérer au maximum.
Le wheelie Nac Nac et ses variantes
Après s’être mis debout sur le cale pied, il faut tenter de soulever le pied droit dans l’objectif de le poser sur la selle afin de garder la roue en l’état. Puis, il faut passer la jambe droite de l’autre côté de la moto tout en tendant la jambe afin de faire contrepoids.
Le skater est une variante du Nac Nac. Pour cette fois, il faut mettre le pied droit en travers de la selle tel un skateboard.
Quant au Can Can, il faut poser le pied droit sur la selle et passer le pied droit devant la jambe gauche, entre le corps et la moto.
Crédit Photo : wallpaperaccess.com & moto-station.com
Comment faire une roue arrière en moto : les prérequis de sécurité
Avant de tenter la moindre roue arrière en moto, certaines conditions sont absolument indispensables. D’abord, le cadre légal : le wheelie sur la voie publique est interdit et sanctionné par un retrait de permis ainsi qu’une amende. Pratiquez uniquement sur circuit ou terrain privé adapté.
Côté équipement, ne montez jamais en selle sans un casque homologué, des gants renforcés, un blouson avec protections dorsales et des bottes moto. En cas de chute lors d’un wheelie mal maîtrisé, les conséquences peuvent être graves sans protection adéquate.
Sur la moto elle-même, vérifiez l’état de votre pneu arrière (usure, pression), le bon fonctionnement du frein arrière — votre filet de sécurité numéro un — et assurez-vous que votre machine dispose d’une puissance suffisante. Les motos à partir de 600 cm³ sont généralement plus adaptées pour apprendre, même si certains trails et roadsters 125 permettent de s’initier à basse vitesse.
Enfin, si votre moto est équipée d’un contrôle de traction ou d’un antiwheelie électronique, désactivez ces aides progressivement le temps de comprendre les sensations, puis réactivez-les si nécessaire.
Roue arrière en moto : les options électroniques et réglages disponibles sur les motos modernes
Les motos récentes intègrent de nombreuses technologies qui influencent directement la pratique du wheelie. Comprendre ces options vous permet d’adapter votre moto à votre niveau et à vos objectifs.
L’antiwheelie (AW) est le système le plus directement concerné. Présent sur la plupart des sportives et roadsters modernes (Yamaha MT-10, Kawasaki Z900, Ducati Streetfighter…), il détecte le levé de roue avant via des capteurs IMU et réduit automatiquement l’injection pour ramener la roue au sol. La plupart des constructeurs proposent plusieurs niveaux de sensibilité, voire la désactivation complète en mode « Track ».
Le contrôle de traction (TC) interagit également avec le wheelie : un TC trop agressif coupera les gaz avant même que la roue ne décolle. En mode Sport ou Track, le TC est moins interventionniste et autorise davantage de liberté.
Les modes de conduite (Rain, Road, Sport, Track) modifient la cartographie moteur, la progressivité des gaz et les seuils d’intervention des aides électroniques. En mode Track, vous disposez en général d’une puissance maximale et d’aides minimales, conditions idéales pour un wheelie contrôlé.
Sur les motos équipées de quickshifter, le passage de vitesse sans couper les gaz facilite grandement le maintien de la roue en l’air lors des changements de rapport. C’est un avantage considérable pour progresser sur le point d’équilibre.
En résumé, avant de chercher à faire une roue arrière en moto, explorez les menus de votre tableau de bord : les options sont souvent là, il suffit de les comprendre et de les utiliser intelligemment.
Comment faire une roue arrière en moto pour la première fois ?
Pour réaliser votre première roue arrière en moto en toute sécurité, commencez par choisir un terrain plat et dégagé (circuit ou terrain privé uniquement). Passez en deuxième vitesse à environ 30-40 km/h, réglez votre pied droit au-dessus du frein arrière, puis donnez un coup de gaz franc et bref combiné à un léger coup d’embrayage. La roue avant se soulève légèrement : c’est suffisant pour débuter. Le plus important est de maîtriser le frein arrière dès les premières tentatives — c’est lui qui vous permet de redescendre sans retournement. N’essayez jamais de tenir haut dès le départ : progressez centimètre par centimètre et familiarisez-vous avec les sensations avant de chercher le point d’équilibre.
Quelle moto est idéale pour apprendre la roue arrière ?
Il n’existe pas de moto universelle idéale pour apprendre le wheelie, mais certains critères facilitent l’apprentissage. Une moto disposant d’un bon couple moteur dès les bas régimes (roadster, trail) sera plus facile à gérer qu’une sportive à haut régime. Les cylindrées entre 600 et 900 cm³ offrent un bon compromis entre puissance et contrôlabilité. Les motos équipées de modes de conduite paramétrables avec un antiwheelie désactivable sont un vrai avantage : vous pouvez progresser graduellement. Évitez les machines trop puissantes (1000 cm³ et plus) pour débuter, car la montée en roue peut être très rapide et difficile à contrôler. L’idéal reste de s’initier lors d’un stage de pilotage encadré par un professionnel.
Quelle moto choisir pour faire une roue arrière ?
Toutes les motos ne se valent pas quand il s’agit de lever la roue avant. Les motos les plus adaptées pour débuter le wheelie sont généralement les roadsters ou les trails de moyenne cylindrée (600 à 900 cc), qui offrent un bon compromis entre couple disponible et poids maîtrisable.
Les supersportives sont puissantes mais demandent une grande précision, car la montée en régime est très brutale. À l’opposé, les grosses customs ou les motos de tourisme lourdes rendent l’exercice difficile, voire dangereux, en raison de leur masse élevée.
Pour choisir sa monture idéale, voici les critères essentiels :
- Le rapport poids/puissance : plus il est favorable, plus le wheelie est accessible.
- La position de conduite : une position verticale facilite le contrôle du point d’équilibre.
- La garde au sol : une moto avec un bon débattement de suspension arrière absorbera mieux les à-coups à la pose de roue.
- Le frein arrière : vérifiez qu’il répond bien, c’est votre filet de sécurité numéro un.
Si vous débutez, optez pour une moto que vous connaissez bien et sur laquelle vous vous sentez en confiance. Ce n’est pas le moment de découvrir une nouvelle machine tout en apprenant une figure exigeante.
Sécurité et cadre légal : ce qu’il faut savoir avant de faire une roue arrière
La roue arrière en moto est une figure qui fait rêver, mais qui engage également votre responsabilité. Sur la voie publique, lever la roue est strictement interdit et constitue une infraction au Code de la route. Les sanctions peuvent inclure une amende, la suspension du permis, voire la mise en fourrière du véhicule en cas de danger manifeste pour autrui.
Pour pratiquer en toute légalité et en toute sécurité, plusieurs options s’offrent à vous :
- Les circuits privés : de nombreux circuits automobiles et moto proposent des journées roulage ouvertes aux particuliers.
- Les stages de pilotage : encadrés par des professionnels, ils vous permettront de progresser rapidement tout en étant protégé.
- Les terrains privés : avec l’accord du propriétaire et loin de toute circulation, un espace dégagé et plat est idéal pour débuter.
Sur le plan de l’équipement, ne négligez jamais votre protection : casque intégral homologué, blouson avec dorsale, gants renforcés et bottes moto sont indispensables. Une chute lors d’un retournement non maîtrisé peut être très sévère. La progression doit toujours primer sur le spectacle.
Comment faire une roue arrière en moto pour la première fois ?
Pour réussir votre première roue arrière, commencez en deuxième vitesse à régime moyen. Donnez un bref coup d’embrayage combiné à une accélération franche pour lever l’avant. Gardez impérativement le pied droit sur le frein arrière pour contrôler la hauteur et revenir en douceur sur les deux roues. Pratiquez toujours dans un espace sécurisé, sur circuit ou terrain privé, avec un équipement de protection complet.
Quelle est la différence entre un wheelie à l’embrayage et un wheelie à la puissance ?
Le wheelie à l’embrayage consiste à claquer l’embrayage à mi-régime pour provoquer une montée rapide de la roue avant, idéal pour les motos moins puissantes. Le wheelie à la puissance (ou ‘power wheelie’) exploite uniquement l’accélération progressive pour lever la roue, ce qui demande plus de couple moteur mais est considéré comme plus maîtrisé et moins brutal pour la mécanique. Les débutants commencent généralement par le wheelie à l’embrayage avant de passer au wheelie à la puissance.


